Fairy Quest, de Paul Jenkins, Humberto Ramos, et Leonardo Olea, le tome 1

Fairy Quest, de Paul Jenkins (scénario), Humbeto Ramos (Dessin), et Leonardo Olea (couleur, design et lettrages originaux), aux édition DARGAUD©, tome 1: Les hors-la-loi

Résumé:

« Dans l’univers de Fairy Quest, le monde des fées et des contes pour enfants est huilé comme une horloge suisse. Tout est définitivement écrit, et il ne faut jamais sortir de l’histoire. Mais que se passe-t-il quand Le Petit Chapeau Rouge, épuisé(e) de réinterpréter chaque jour la même histoire, d’arpenter de façon répétitive la même route et le même chemin, de déclamer perpétuellement les mêmes discours, décide avec son complice le Loup de sortir des sentiers battus et de s’émanciper du scénario ? Et pourront-ils vraiment devenir libres, alors que l’infâme monsieur Grimm lance ses hommes de main à leurs trousses ?Dans cette aventure pour petits et grands, Paul Jenkins et Humberto Ramos nous invitent à découvrir le monde merveilleux des contes de fées de notre enfance, en les revisitant… du coté de leurs protagonistes principaux. Les auteurs nous embarquent ainsi dans un somptueux voyage où l’on croisera, sous leurs vraies personnalités, Peter Pan, la fée Clochette, Hansel, Gretel et bien d’autres encore. Fairy Quest est une saga prévue en 4 tomes. »

Mon avis:

Voici Fairy Quest, une nouvelle BD à classée dans le registre Fantasy. Ici, nous sommes en présence d’un tout nouveau genre d’histoire, en reprenant les contes ancestrales tel que le Chaperon rouge, Peter Pan, Hansel et Gretel, mais cette fois, on en voit les coulisses. Ce qui se passe quand ils n’ont pas à jouer leur même rôle chaque fois que l’on conte leur…conte: Ce qui marque vraiment un point important au niveau de l’originalité, c’est quasiment du jamais vu! Et quel plaisir de se retrouver à suivre les mésaventures du petit Chaperon rouge comme une personne réelle qui éprouve le besoin de changer de vie, de ne plus être cette petite fille qui rend visite à sa grand-mère. Mais commençons par analyser cette bande-dessiné point par point:

Les dessins:  Très beaux et très fins, Humberto Ramos nous émerveille les yeux par des personnages haut en

couleur (merci Leonardo Olea) et un style sans pareil! On

appréciera ici particulièrement les jeux

d’ombres, de textures, et ces couleurs…ces couleurs! Un régal, beaucoup de contrastes, de variétés, et un certain réalisme mêlé à du « merveilleux » (cf. contes merveilleux). Cependant deux points négatifs à noter, qui ont tout de même leur importance:

-Quelques fois on a du mal à reconnaitre un personnage d’une case à l’autre. On ne sait le reconnaitre que par ses vêtement et la couleur de ses cheveux. Comme parfois le Chaperon et Cendre « illon »;

-Et les mouvements sont très rapides, pour ma part, souvent confus et peu claires. Dans certaines cases on ne comprend absolument pas ce qu’il est en train de se passer, s’il saute, cours ou vient de se cogner sur quelqu’un. Un « petit » problème qui me causa de sacrés problèmes durant ma lecture, mais pas assez pour me faire complètement changer d’avis au sujet de la BD;

Les personnages:  Je trouve que l’esprit du conte originel de chaque personnage est bien respecté. On a ses points de repère et on ne retrouve pas des héros et héroïnes complètements différents autant par leur caractère que par leur apparence. Le méchant loup est méchant (avec les ennemis), Peter Pan et toujours aussi enfantin et entrepreneur,… De ce côté, je n’ai rien à dire, souvent, d’ailleurs une petite touche d’humour par-ci part là qui a son petit effet!

Le scénario: L’idée de départ de Fairy Quest est tout simplement: génialissime! (je sais: je manque de vocabulaire…). Dans l’ensemble la conception de l’histoire de ce premier tome est, elle, pas mauvaise, mais prévisible… A vrai dire, à part la redécouverte des vieux personnages que l’on connait bien, passer d’un monde à un autre, et avoir l’impression de soulevez les vrais pensées de ces héros de livres, ce premier tome n’est pas tellement intéressant côté péripéties. L’auteur aurait mieux fait de faire de ce tome entier, le début d’un vrai premier album! Mais certainement pas tout une bande-dessinée! Il ne se passe presque rien côté évolution de l’aventure du Chaperon rouge vers son but ultime!

Heureusement que le milieu dans lequel se déroule l’histoire est très originale et prenant, sinon je ne pense pas que j’aurai autant apprécier…

En conclusion, Fairy Quest est certainement une de mes meilleure découverte de cette années 2012, originale, (du jamais vu!), splendide artistiquement, mais pas à la hauteur au niveau du scénario, et c’est bien dommage. Néanmoins, je la conseille: évasion garantie!

Note:

17/20

Point(s) négatif(s): 

Personnages parfois changeants

Mouvements confus

Scénario qui ne vole pas très haut… (mais l’idée est excellente!)

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2 réflexions sur “Fairy Quest, de Paul Jenkins, Humberto Ramos, et Leonardo Olea, le tome 1

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